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ASSE : Horneland élève la voix avant d’affronter Montpellier

À l’approche d’un déplacement à haut risque sur la pelouse de Montpellier, Eirik Horneland s’est exprimé avec une rare fermeté devant les médias. La récente défaite face à Guingamp, première de la saison pour l’ASSE, a laissé des traces et l’entraîneur norvégien attend une réaction immédiate de ses joueurs.

Pour Horneland, cette déconvenue à Geoffroy-Guichard doit servir de catalyseur. Il n’a pas mâché ses mots : « C’était douloureux à regarder, car je pense qu’on n’était pas prêts mentalement et physiquement. On doit accepter cette défaite, mais aussi apprendre de ce type de soirée. » L’exigence mentale et physique est placée au cœur de son discours.

L’entraîneur reconnaît que ses choix auraient pu être différents, notamment face à l’enchaînement des rencontres. Toutefois, il refuse de se réfugier derrière la fatigue pour expliquer la prestation de son équipe : « Oui, peut-être qu’il y avait un manque de fraîcheur. Mais ce n’est pas suffisant comme explication. Je pense que mentalement, on n’a pas abordé la rencontre de la bonne façon. » Horneland pointe ainsi un déficit d’état d’esprit plus qu’un problème athlétique.

La suspension de Maxime Bernauer, sanctionné de trois matchs fermes et d’un avec sursis, est perçue comme un signal fort. Le coach attend de son groupe une maîtrise accrue, et salue l’attitude de son défenseur : « On a parlé avec Max. Il s’est excusé rapidement et j’ai apprécié. Mais l’ASSE doit montrer de l’élégance, dans la victoire comme dans la défaite. Quoi qu’il arrive, il faut toujours garder de la discipline. C’est ce qui caractérise les meilleures équipes. »

La concurrence interne est vue comme un moteur essentiel pour élever le niveau du collectif. Horneland insiste sur l’importance d’un effectif compétitif, où chaque joueur doit se battre pour sa place : « La concurrence est une bonne chose. Les meilleurs clubs fonctionnent ainsi. Si tu veux être un grand club, tu dois avoir un groupe fort, où chacun lutte pour sa place. » L’exemple de Lucas Stassin, devenu incontournable après une série de titularisations, illustre cette philosophie.

Sur le plan tactique, le retour d’Ebenezer Annan et de João Ferreira est jugé déterminant. Horneland attend beaucoup de ses latéraux, tant pour leur capacité à apporter de la vitesse que pour leur faculté à créer des connexions offensives. Il précise : « On attend beaucoup de nos latéraux. Ils apportent de la vitesse, de la verticalité, et ils peuvent combiner à l’intérieur comme à l’extérieur. Ils vont nous aider à créer plus de connexions offensives. » Le technicien estime que ces automatismes sont encore en construction, mais qu’ils seront décisifs pour relancer la dynamique de l’équipe.

Enfin, Horneland insiste sur l’attitude à adopter lors du prochain match. Il attend de ses joueurs qu’ils fassent preuve de combativité et d’humilité, qualités qu’il n’a pas retrouvées face à Guingamp : « Je ne pense pas qu’on ait montré assez d’humilité et d’énergie contre Guingamp. Mais le football est simple : si les supporters voient une équipe qui donne tout, ils l’acceptent, même avec des erreurs. C’est ce que j’attends de mes joueurs samedi. » La réaction attendue à Montpellier sera scrutée avec attention par tous les observateurs avertis du football français.

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