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ASSE : Plusieurs surprises attendues dans le onze d’Horneland pour la saison 2025-2026

Sous la houlette d’Eirik Horneland, l’AS Saint-Étienne s’engage dans une phase de reconstruction où la jeunesse occupe une place prépondérante. Le technicien norvégien, fidèle à une philosophie tournée vers l’avenir, s’appuie résolument sur le vivier du centre de formation, reconnu de longue date pour sa qualité.

Horneland n’hésite pas à accorder sa confiance aux jeunes éléments du club, les intégrant progressivement au groupe professionnel. Cette stratégie, loin d’être un simple effet d’annonce, s’illustre par des choix forts, à l’image de l’émergence de Djylian N’Guessan la saison dernière, qui a marqué les esprits par sa précocité et son impact.

Si certains espoirs, à l’instar de Djylian N’Guessan, connaissent des revers – le joueur étant actuellement éloigné des terrains en raison d’une blessure contractée en préparation –, d’autres profitent pleinement de l’opportunité offerte. Luan Gadegbeku, par exemple, a franchi un cap important en obtenant sa première titularisation avec l’équipe première.

Dans le même temps, Nadir El Jamali multiplie les apparitions et engrange un temps de jeu précieux, signe que la politique de promotion interne porte ses fruits. Horneland démontre ainsi qu’il privilégie le mérite et l’état de forme du moment, sans céder à la facilité ni à la pression extérieure.

La philosophie du coach norvégien repose sur un principe fondamental : seule la performance ouvre les portes de l’équipe première. Comme il l’a confié au Progrès : « Il y a vraiment des joueurs intéressants. El Jamali, Gadegbeku ont progressé cette saison, N’Guessan l’an dernier. Il y a un futur brillant. » Cette exigence garantit un équilibre entre jeunesse et expérience, chaque génération tirant l’autre vers le haut.

Horneland insiste également sur l’importance de la mixité générationnelle : « c’est important que des joueurs de l’équipe fanion et de l’académie jouent ensemble ». Selon lui, ce brassage favorise l’émulation et permet aux jeunes de s’aguerrir au contact des cadres, tout en stimulant la concurrence interne : « les jeunes bousculent nos joueurs plus anciens et se développent ».

La titularisation de Luan Gadegbeku dès le début de saison, alors qu’il n’avait aucune expérience professionnelle, illustre la confiance accordée aux jeunes talents. Horneland ne transige toutefois pas sur le niveau d’exigence : « s’ils ont des minutes chez nous, c’est qu’ils les méritent ».

Le projet du technicien norvégien s’inscrit dans la durée. Il ambitionne de renforcer encore la place des jeunes dans l’effectif : « C’est quelque chose que je veux développer, je veux qu’ils prennent une part importante de l’équipe. » Cette volonté de bâtir sur la formation locale redonne à l’ASSE une part de son identité historique, celle d’un club formateur reconnu.

À la trêve internationale, l’ASSE occupe la tête du classement de Ligue 2, preuve que la politique de rajeunissement n’entrave pas la compétitivité de l’équipe. Ce retour aux fondamentaux pourrait bien permettre au club de retrouver la place qui fut longtemps la sienne dans le paysage du football français.

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