ASSE : Les joueurs présents sur le terrain ont pleinement mérité leur temps de jeu

Depuis son arrivée à la tête de l’AS Saint-Étienne, Eirik Horneland a clairement affiché sa volonté de s’appuyer sur la formation locale. Le technicien norvégien considère le centre de formation comme un atout majeur et souhaite intégrer durablement les jeunes joueurs dans le projet sportif du club. Cette orientation s’inscrit dans la continuité de l’histoire stéphanoise, traditionnellement tournée vers la valorisation des talents issus de son académie.
Horneland ne se contente pas de discours. Il met en avant des exemples précis pour illustrer sa politique. « Luan (Gadegbeku) a eu 90 minutes en début de saison alors qu’il n’avait jamais joué en pro. On montre du courage et de la confiance pour nos jeunes. » Cette déclaration témoigne d’une volonté de briser les codes habituels, en donnant leur chance aux jeunes sans considération d’âge ou de hiérarchie.
Pour l’entraîneur, il est essentiel que les jeunes ne se contentent pas d’apprendre auprès des cadres, mais qu’ils soient capables de les concurrencer. Il estime que cette concurrence interne est bénéfique pour élever le niveau collectif et installer une dynamique positive au sein du groupe professionnel. Horneland souligne d’ailleurs la progression de certains éléments : « El Jamali, Gadegbeku ont progressé cette saison, N’Guessan l’an dernier. Il y a un futur brillant ».
La stratégie du coach s’explique aussi par le contexte économique du club. Avec des ressources financières limitées, l’ASSE n’a d’autre choix que de miser sur ses jeunes pousses pour bâtir son avenir. Horneland insiste : « Je veux qu’ils prennent une part importante de l’équipe. S’ils ont des minutes chez nous, c’est qu’ils les méritent ».
Cette approche, qui fait la part belle au mérite et à l’investissement, pourrait permettre à Saint-Étienne de renouer avec ses plus belles heures. Le pari de la jeunesse, s’il est accompagné d’un encadrement rigoureux, peut offrir au club une stabilité et une identité forte, tout en répondant aux exigences de résultats.
Reste à savoir si cette génération prometteuse saura répondre aux attentes placées en elle. Les regards sont désormais tournés vers El Jamali, Gadegbeku ou encore N’Guessan, appelés à incarner le renouveau des Verts. Leur capacité à s’imposer dans la durée sera déterminante pour l’avenir du club.
En misant sur la formation et en offrant une réelle opportunité à ses jeunes, l’ASSE tente de retrouver l’essence même de son identité. Le projet de Horneland, fondé sur la confiance et l’audace, pourrait bien redonner à Saint-Étienne la place qu’elle mérite dans le paysage du football français.